Tôt dans ma pratique en salle d’urgence, j'ai été confronté à une multitude de conditions douloureuses pour lesquelles je n'avais pas été préparé durant ma formation médicale. La douleur chronique qui touche 30 % de la population ne trouvait que 20 à 40 heures d'enseignement en faculté de médecine il y à peine 10 ans et la majorité de cet enseignement était fait sur la pharmacologie de la douleur.

Tôt dans ma pratique, j'ai heureusement eu le privilège de rencontrer un médecin qui m'a enseigné les principes d’infiltrations myofasciales de Travell, communément appelés « trigger points » (TRP). Cette technique exploite la relaxation forcée du spasme musculaire douloureux par l'injection distensive d’un liquide dans le myofascia. C’est par un phénomène réflexe mal expliqué qu’on peut souvent soulager un mois et plus. Ce principe de relaxation réflexe est aussi exploité dans toutes les bonnes manœuvres de physiothérapie, ostéopathie et chiropraxie qui exploitent les principes de « contraction-pression-étirement » ou « muscle energy ».

C’est par la suite que j’ai développé mon expertise en infiltrations cortisonnées articulaires, tendineuses et ligamentaires de la très grande majorité des structures anatomique pouvant causer de la douleur. C’est donc au fil des 25 dernières années que j’ai perfectionné ma science et mon art en contrôle de douleur.

J’insisterai dans ce document sur l’approche interventionniste, mais il est clair que j'adresse aussi la douleur chronique par une approche pharmacologique tout en encourageant une prise en charge non-médicale lorsque pertinent.

Autant que possible, j'adresse la douleur chronique musculosquelettique (MSQ) par une série d'infiltrations plutôt que par une pharmacothérapie analgésique à potentiel « anticognitif ».

  • La douleur chronique MSQ est presque toujours d'origine multiple.
  • Une lésion primaire engendre des lésions secondaires.
  • De plus, il n’est pas rare de trouver plus d’une lésion primaire.
  • Il est donc attendu d’expliquer une douleur chronique qui s'est régionalisée par des composantes articulaire(s), ligamentaire(s), tendineuse(s) et myofasciale(s).
  • Il est ainsi attendu que de multiples infiltrations soient requises sur plusieurs sites anatomiques.
  • Cette approche me permet de soulager 50 à 70 % de la douleur chronique de 1 à 3 mois chez 50 à 70 % des patients.
  • Un pourcentage plus difficile à évaluer de mes clients est indéfiniment soulagé.
  • Sachez que le rendement statistique reconnu des cliniques de douleur est de 30 % de soulagement chez 30 % des clients.